Méthode d'Yandell-henderson
(1937) |
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Elle consiste à faire inhaler aux asphyxiés un mélange contenant ;
93% d'oxygène et 7% d'acide carbonique (c'est à dire que 100litres
d'un tel mélange renferment 93 litres d'oxygène et 7 litres de gaz
carbonique). ce mélange est appelé "carbogène" ou "carboxygène" ou
"oxygène carbonique". le traitement par un tel mélange est désigné
sous le nom de "carbogénothérapie" ou "carboxygénothérapie". |
Les théories les plus récentes admettent l'emploi de l'oxygène même
pur et dont les sources d'approvisionnement sont assez aisées
(industrie, garages, postes de soudure, etc.., bouteille oxydrique). |
Un masque improvisé : boite, sac à papier, entonnoir largement
alimenté par une source d'oxygène peut réaliser une cure efficace
même en l'absence de carbogène. |
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Cette méthode à entraîné la réalisation d'appareils portables,
conçus pour être utilisés par des sauveteurs, même occasionnels.
Appareils "De Cot " et "Panis". Outre les bouteilles (une de
carbogène et une d'oxygène) et le masque, le coffret contient
également les quelques accessoires d'urgence suivant : |
- Ouvre bouche en buis, - Cale d'écartement des mâchoires, - Pince
tire-langue, - Pince maintien-langue A.T. |
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Appareil "PANIS" |
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Appareil "AROCA" |
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Constitué par un coffre métallique contenant une petite bonbonne
d'oxygène avec régulateur de débit et poumon de détente, une petite
bonbonne de CO
2, une virole éjecteur qui permet de maintenir le sujet en contact
avec l'air atmosphérique, quelle que soit sa ventilation, un masque
D5. |
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Sac de "ranimation" "air carbonique" |
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Cet appareil est constitué par un sac d'une capacité de 10 litres,
terminé à l'une de ses extrémités par un tube de large diamètre que
l'on peut adapter à un détendeur de bonbonne d'acide carbonique.
Lorsque le sac est rempli, on ferme ce tube. A l'extrémité opposé du
sac se trouve un tube mince terminé par une sonde nasale que l'on
adapte à une narine de la victime et que l'on fixe au front au moyen
d'un fil et d'une bande de sparadrap. |
Le sauveteur pratiquant les manoeuvres de la respiration
artificielle selon la méthode de Schäeffer, un aide exerce sur le
sac une pression maximum. Le tube reliant le sac à la victime a un
diamètre intérieur calculé de manière qu'une telle pression expulse
un litre d'acide carbonique environ par minute. |
Comme chaque boite de secours contient trois sacs, il suffit,
lorsqu'un sac est vide, de déconnecter la sonde nasale du sac vide
pour la réadapter à un second sac rempli dans l'intervalle. |
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Appareil "Air expiré" |
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Lorsque l'on ne dispose d'aucune source de CO2, il ne
faut pas hésiter à faire respirer au sujet de l'air expiré ordinaire
recueilli dans un sac ou même de pratiquer la respiration
bouche à bouche, conjointement à la respiration
artificielle. |
L'appareillage très simple suivant (fig 77- 78-79-80) est préconisé
pour les postes de secours (mines, plages, pompiers, centrales
électriques...). |
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Il se compose d'une armature métallique (A) munie d'une valve
inspiratoire et d'une valve expiratoire en caoutchouc du type
Rosling, ainsi que d'une pièce buccale en caoutchouc se plaçant
entre les joues et les gencives. En face de l'ouverture inspiratoire
s'adapte un long tube-chenille de 1 à 2 mètres de long sur 3
centimètres de diamètre intérieur. La pièce buccale est placée dans
la bouche du sujet à ranimer ; l'ensemble est fixé par un serre tête
et l'on pratique la respiration artificielle. A la partie distale du
tube-chenille s'adapte une seconde armature (B) munie, comme la
première d'une valve inspiratoire et d'une valve expiratoire, cette
dernière tournée vers l'âme du tube-chenille. Elle sera confiée soit
au sauveteur qui pratique la respiration artificielle (fig 78) soit
à un aide (fig 79). |
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Pour augmenter le réservoir d'acide carbonique, on peut évidemment
intercaler sur le trajet du tube-chenille un sac en caoutchouc
souple d'une dizaine de litres de capacité (fig 78-79--E ) |
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On peut, si l'on dispose d'une source d'oxygène (fig 80) mettre la
valve d'inspiratoire du sauveteur en communication avec un sac
rempli d'oxygène ou avec une petite bonbonne de poche prévue pour
cet appareil et ainsi fournir à l'asphyxié de l'oxygène chargé de CO2
Il semble cependant que l'apport d'oxygène ne soit pas indispensable
pour réanimer la victime. |
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